• ETUDE DES OPERATIONS ELEMENTAIRES

    OBTURATION

    Organisation générale :

        Le FAMAS fonctionne selon le principe du système à culasse non calée à levier amplificateur d’inertie appelé aussi à ouverture retardée.
        L’on retrouve l’emploi de ce système sur de nombreux fusils-mitrailleur comme l’AA 52 ainsi que sur la gamme HK, comme le G3 ou l’HK 33 par exemple.
        L’avantage de ce système est qu’il n’est pas nécessaire de disposer sur l’arme d’un régulateur de gaz comme sur les armes à emprunt de gaz. Régulateur généralement à trois positions et que l’on fait varier en fonction du type de munitions employées ou en fonction de l’encrassement de l’arme.
    Les pièces qui entrent en jeu dans ce système de fonctionnement sont :
    ·    La culasse
    ·    Le levier amplificateur d’inertie
    ·    La masse additionnelle
    ·    Le coin d’appui porté par la boîte de culasse
    Le système moteur comporte deux mouvements :
    ·    Un mouvement arrière, action directe de la veine gazeuse sur la culasse.
    ·    Un mouvement avant, décompression du ressort récupérateur.

    Opérations élémentaires : schéma 1 et 2

    SCHEMA 1

    SCHEMA 2

    1)    Mouvement arrière (ouverture)

    Au départ du coup, la culasse et la masse additionnelle se trouvent en position avant et le percuteur a été frappé par le marteau.
    L’expansion de l’étui assure l’étanchéité.
    Le mouvement arrière comporte deux phases distinctes :
    ·    Première phase dite du « temps de sécurité à l’ouverture »
    La culasse mobile transmet à la masse additionnelle par l’intermédiaire du levier amplificateur d’inertie l’énergie qu’elle a reçue. Celui-ci effectue un mouvement de rotation de 45° entraînant par la même un mouvement de recul de la masse additionnelle à une vitesse 3,6 fois supérieure à la sienne. Durant le mouvement de rotation le retrait du percuteur s’effectue et l’extraction se produit.
    Pendant toute la durée du trajet de la balle à l’intérieur du canon la culasse se trouve en position avant, jusqu’au moment où le levier finit sa rotation.
    ·    Deuxième phase
    Une fois que le levier a achevé sa rotation, chacune des pièces composant l’ensemble mobile reculent à la même vitesse. L’étui s’éjecte, le marteau se réarme et la gâchette automatique l’accroche. Le ressort récupérateur se comprime durant l’entière phase du mouvement arrière. Une fois que la culasse a reculé au-delà de la cage chargeur une nouvelle cartouche peut se présenter. En fin de course arrière l’ensemble mobile dissipe son surplus d’énergie sur l’amortisseur qu’il comprime sur une course de 25 mm.
    2)    Mouvement avant (fermeture)
    Le ressort récupérateur en se décompressant produit le mouvement avant. Ce mouvement est limité vers l’avant soit par le contact d’une nouvelle cartouche sur le cône d’appui de la chambre soit par le contact de la masse additionnelle avec la boîte de culasse dans le cas où aucune cartouche n’est introduite.
    Si une cartouche est introduite durant le mouvement avant, lors de la fermeture de la culasse la griffe de l’extracteur s’engage dans la gorge de l’étui et l’éjecteur se compresse.
    Le retour du levier amplificateur d’inertie dans sa position initiale c'est-à-dire en position verticale et dont la masse additionnelle passe sur la partie supérieur de ses bras supérieurs marque la fermeture complète de l’ensemble mobile. La fermeture est dite « complète » si le levier d’armement a franchi l’arrêt du levier d’armement.

    ALIMENTATION

    Chargement

    Approvisionnement :
    Effectué par l’introduction du chargeur garni.
    Transport :
    La décompression du ressort élévateur qui entraîne vers le haut la planchette élévatrice permet le déplacement des munitions à l’intérieur du chargeur.
    Distribution :
        Deux demi-transports permettent d’assurer la distribution des cartouches. Le premier s’effectue lors de la fermeture de l’ensemble mobile (mouvement avant) et le second lors de l’ouverture (mouvement arrière). La fausse cartouche qui est constitué par la planchette élévatrice du chargeur ainsi que par sa lèvre gauche permet le guidage de la dernière cartouche.
    Présentation :
        Les cartouches sont placées à l’intérieur  du chargeur en deux piles imbriquées.
    Introduction :
        Pendant le second demi-transport la cartouche qui fait saillie est saisie par la culasse qui la propulse dans la chambre.

    Evacuation de l’étui

    Extraction :
        L’extracteur se saisit de l’étui afin de retirer celui-ci de la chambre. La place qu’occupe l’extracteur dans la cuvette de tir sert à orienter le sens de l’éjection en fonction de la configuration adoptée (gaucher ou droitier) sur l’arme.
    Ejection :
        L’éjecteur à pompe occupe la même position quelque soit le sens de l’éjection car il est placé dans le plan de symétrie de la culasse. L’étui pivote autour de l’extracteur qui le maintient sur son côté puis étant poussé par l’éjecteur, il jaillit à l’extérieur de l’arme par la fenêtre d’éjection qui n’a pas été obturée.

    MISE A FEU

    Organisation générale

    Percussion :
    Percussion centrale, percuteur et masse percutante indépendante
    Détente :
        Organisé en vue de permettre le tir mixte (auto et semi-auto)
    Pièces en jeu :

    1)    Mécanisme de percussion

    ·    Percuteur
    ·    Masse percutante
    ·    Ressort de percussion

    2)    Mécanisme de détente
    Sur le fût ; le pontet avec :
    ·    Le sélecteur de tir et son levier
    ·    La détente

    Dans le boîtier de mécanisme :

    ·    La gâchette automatique
    ·    La gâchette commandée
    ·    L’entraineur de gâchette commandée
    ·    La tringle de liaison transmet l’action entre la détente et les gâchettes

    Opérations élémentaires
    Mécanisme de percussion :
    1)    L’armé est effectué par l’intermédiaire de l’ensemble mobile, par action du tireur sur le levier d’armement en ce qui concerne le premier coup puis automatiquement pendant le déroulement du tir.
    2)    Le marteau est accroché à son cran d’armé :
    o    Par la gâchette commandée lors du départ du coup.
    o    Par la gâchette automatique lors du départ en rafale ; après le départ du premier coup
    3)    Le cran de retrait qui est porté par le levier amplificateur d’inertie assure le retrait du percuteur. Bien que la culasse n’ait pratiquement pas bougé immédiatement après le départ du coup le mouvement de rotation du levier amplificateur repousse le percuteur.

    Mécanisme de détente :
        Les rôles joués par les mécanismes de détente sont :
    ·    D’accrocher et de maintenir accroché en position armé le marteau (gâchette commandée)
    ·    D’accrocher le marteau après chaque coup et de l’abandonner, automatiquement ou non, pour le départ du coup suivant (gâchette automatique)

    Fonctionnement en coup par coup
        Le sélecteur de tir se trouve sur la position « 1 ».
    1)    Position des pièces au départ du coup :
    Le marteau est accroché par son cran d’armé à la gâchette commandée, la compression du ressort de percussion est effective.
    2)    Action du tireur sur la détente
    Le jeu de la détente est rattrapé par le tireur. La tringle de liaison entraîne en rotation. L’entraîneur de gâchette commandée et la gâchette commandée libère le marteau si le tireur poursuit son action. (Schéma 3)

    SCHEMA 3

    Celui-ci sous l’action du ressort de percussion pivote violemment autour de son axe et vient frapper le percuteur qui provoque le départ du coup.
    L’armement du marteau est réalisé pendant le mouvement arrière de l’ensemble mobile et à fond de course le marteau s’accroche sur la gâchette automatique. (Schéma 4)

    SCHEMA 4

    3)    Le coup part
    L’ensemble mobile recule, le levier amplificateur tourne.
    Au début du mouvement avant le marteau est accroché par la gâchette automatique.
    Le ressort de percussion est comprimé par l’ensemble mobile qui rabat le marteau.
    L’ensemble mobile effectue son mouvement avant.
    Le marteau repart vers l’avant et est accroché par la gâchette automatique (sécurité à la fermeture).
    L’ensemble mobile est en position avant.
    Le décrochage du marteau est provoqué lors de la fin du mouvement avant de la masse additionnelle par l’appui du bec inférieur gauche du levier amplificateur d’inertie sur la commande de gâchette automatique. (Schéma 5)

    SCHEMA 5

    A ce moment-là le marteau vient s’accrocher sur la gâchette commandée et le tir s’arrête.
    4)    Le tireur relâche la détente
    L’interruption de l’action du doigt sur la détente entraîne le décrochage de l’entraîneur de gâchette commandée celle-ci assurant toujours le crochetage du marteau en position prête au tir. (Schéma 6)

    SCHEMA 6


    FONCTIONNEMENT EN TIR AUTOMATIQUE, RAFALE LIBRE

        Le sélecteur de tir est sur « R »
        Le fonctionnement est identique à celui du tir au coup par coup exception faite que la course de l’entraîneur de gâchette commandée étant plus longue en position rafale (schéma 7) le marteau ne peut plus s’accrocher sur la gâchette automatique. Lorsque le tireur interrompt l’action de son doigt sur la détente le tir cesse, la gâchette commandée peut donc se mettre en position d’accrochage coup par coup.

    SCHEMA 7


    SECURITE DE L’ARME

        C’est le levier amplificateur d’inertie qui assure toutes les sécurités (schéma 8)

    SCHEMA 8


    SECURITE A LA FERMETURE

        Le levier amplificateur d’inertie ne peut pas appuyer sur la commande de gâchette automatique et donc libérer le marteau s’il n’a pas achevé sa rotation du fait que la masse additionnelle ne soit pas revenue en position avant.

    SECURITE A LA PERCUSSION

        Pendant le mouvement avant le corps du levier amplificateur d’inertie qui n’a pas fini sa rotation bloque le percuteur empêchant celui-ci de faire saillie dans la cuvette de tir.

    SECURITE A L’OUVERTURE

        Voir obturation, mouvement arrière.
        Si l’utilisateur au cours d’un remontage oublie le levier amplificateur, la gâchette automatique ne peut s’effacer, le départ du coup ne peut avoir lieu car le marteau reste accroché sur la gâchette automatique.

    SURETE

        Lorsque le sélecteur de tir se trouve en position « s ».
        La détente bute sur le gradin supérieur du sélecteur et la gâchette commandée ne peut donc pas être actionnée. La sûreté est donc la conséquence directe du blocage de la détente.

    SYNTHESE DE FONCTIONNEMENT

    Position des pièces au départ du coup
    ·    L’ensemble mobile est en position avant
    ·    Le ressort récupérateur est décomprimé
    ·    La cartouche suivante est en place sous la culasse
    ·    L’extracteur est en prise dans la gorge de l’étui
    ·    Le marteau est en position avant
    ·    Le percuteur fait saillie dans la cuvette de tir
    ·    La détente est actionnée, la gâchette commandée est en position avant poussée par la tringle de liaison

    Mouvement arrière des pièces mobiles
    ·    Premiers temps du mouvement
    ·    Rotation du levier amplificateur d’inertie
    ·    Retrait du percuteur
    ·    Recul de la masse additionnelle
    ·    Deuxième temps du mouvement
    ·    Ouverture
    ·    Extraction
    ·    Rotation du marteau, compression du ressort de percussion.
    ·    Ejection
    ·    Deuxième demi-transport d’une deuxième cartouche-présentation
    ·    Contact de l’ensemble mobile avec l’amortisseur

    Mouvement avant des pièces mobiles
    Décompression du ressort-récupérateur
    ·    Premier temps du mouvement
    ·    Introduction
    ·    Premier demi-transport d’une troisième cartouche
    ·    Fermeture
    ·    Accrochage du marteau par la gâchette automatique
    ·    Deuxième temps du mouvement
    ·    Rotation du levier amplificateur d’inertie
    ·    Accrochage du marteau par la gâchette commandée

    Départ d’un nouveau coup ou d’une nouvelle rafale
    Relâchement de la queue de détente
    ·    La gâchette commandée reprend sa position initiale
    Nouvelle action du doigt sur la queue de détente
    ·    Décrochage du marteau
    ·    Percussion

    FONCTIONNEMENT DU LIMITEUR DE RAFALE

        Lorsque le limiteur est enclenché (position « 3 ») et que le doigt est appuyé sur la détente, à chaque rotation arrière du marteau, la tige de marteau entraîne en rotation le levier de manœuvre du limiteur qui grâce à son cliquet « d’entraînement » fait réaliser à la roue à rochet une rotation correspondante au comptage d’un coup. (Schéma 9)

    SCHEMA 9

        Un cliquet dit « de retenue » s’engage alors dans la roue opposée et empêche la roue à rochet de revenir à la position repos. (Schéma 10)

    SCHEMA 10

        Un coup est compté.
        Quand le marteau effectue la course de percussion, sa tige libère le levier repos qui revient à  sa position en appui sur le moyeu de la roue à rochet. (Schéma 11)

    SCHEMA 11

        Le comptage des 2 coups suivants s’effectue de cette façon et le fonctionnement du mécanisme de détente pendant les deux premiers coups est identique au fonctionnement en automatique.
        Au troisième coup, la gâchette de limiteur arrête le marteau à fond de course arrière en le crochetant sur le cran inférieur du marteau. (Schéma 12) Ce crochetage est provoqué par la rotation de la came de roue à rochet qui permet au 3ème coup le basculement de la gâchette de limiteur.

    SCHEMA 12

        Le tir s’arrête et c’est l’interruption du doigt sur la détente qui entraîne le décrochage de la gâchette de limiteur en 2 temps :
    1)    Effacement des cliquets « d’entraînement » et de « retenue » par rotation du décliqueteur mis en mouvement par la course en translation arrière de la tringle de liaison. (Schéma 13)

    SCHEMA 13

    2)    Retour à la position repos de la roue à rochet sous l’action de son ressort ce qui permet par rotation de la came le retour en position normale de la gâchette de limiteur.

    LE BOITIER DE MECANISMES

    LE LIMITEUR DE RAFALE


    Le marteau peut alors s’accrocher sur la gâchette commandée.

    DESIGNATION DES PIECES REPEREES SUR LES DIFFERENTS SCHEMAS

    1)    BUTEE DE MARTEAU
    2)    RESSORT DE PERCUSSION
    3)    TIGE DE MARTEAU
    4)    MARTEAU
    5)    GACHETTE AUTOMATIQUE
    6)    TIGE GUIDE DE RESSORT DE GACHETTE
    7)    COMMANDE DE GACHETTE AUTOMATIQUE
    8)    BOITE DE MECANISMES
    9)    BOITE DE CULASSE
    10)    LEVIER AMPLIFICATEUR D’INERTIE
    11)    GACHETTE COMMANDEE
    12)    LUMIERE DE GACHETTE COMMANDEE
    13)    ENTRAINEUR DE GACHETTE COMMANDEE
    14)    TRINGLE DE LIAISON
    15)    TENON AVANT DE TRINGLE DE LIAISON
    16)    TENON ARRIERE DE TRINGLE DE LIAISON
    17)    SELECTEUR DE TIR
    18)    ROUE A ROCHET
    19)    LEVIER DE MANŒUVRE DU LIMITEUR
    20)    CLIQUET DE RETENUE
    21)    CLIQUET D’ENTRAINEMENT
    22)    GACHETTE DE LIMITEUR
    23)    DECLIQUETEUR
    24)    CHARIOT DE DEBRAYAGE
    25)    BOUTON DE LIMITEUR DE RAFALE
    26)    BONHOMME DE RESSORT DE DECLIQUETEUR
    27)    RESSORT DE RAPPEL DE TRINGLE DE LIAISON
    28)    DETENTE
    29)    PION D’ARRET DE ROUE A ROCHET

    2 commentaires
  • Toute arme doit-être régulièrement entretenue si l’on veut conserver celle-ci en parfait état de fonctionnement. Une arme ne se nettoie pas de n’importe quelle manière. En effet l’utilisation incorrecte des produits solvants ou lubrifiants, des accessoires peut provoquer des dommages sur l’arme. Il est donc nécessaire de suivre parfaitement les recommandations qui suivent.

    INGREDIENTS A EMPLOYER

        Vous devez utiliser du Break-Free CLP ou l’ARDOX 397/2 afin de procéder au nettoyage des pièces. Dans le cas ou votre FAMAS serait très encrassé vous pouvez exceptionnellement employer du pétrole et uniquement pour les parties métalliques de l’arme. Recommandation très importante vous devez soigneusement essuyer les pièces avant de les huiler afin d’éviter l’oxydation si vous avez utilisé du pétrole.
        Il ne faut jamais utiliser de solvants chlorés (trichloréthylène) afin de ne pas détériorer les matières plastiques.
        En dehors du tir une arme non stockée doit-être lubrifiée (O 158 ou O 192).

    NETTOYAGE DES DIFFERENTES PARTIE DE L’ARME

        Le nettoyage de l’arme doit-être effectué aussi souvent qu’il est nécessaire et impérativement après chaque utilisation de l’arme dès que les circonstances le permettent.
        Le nettoyage doit être limité à l’enlèvement des poussières, de l’humidité, des encrassements et de la rouille superficielle. Il ne doit jamais être poussé au point d’amener une usure ou une déformation des pièces.
        L’usage de substance abrasive (toiles émeri, papier de verre) ou d’objets métalliques (lame de couteau ou tournevis) est formellement interdit.

    1)    Nettoyage du canon

    Le canon se nettoie à l’aide d’une baguette ou d’un lavoir à ficelle dans la fente desquels on introduit un carré de chiffon de dimension telle (3X3 cm de tissu fin) qu’il force modérément dans le canon.
        L’emploi de chiffons calibrés est nécessaire car un chiffon qui serait de dimension supérieure risque de rester coincé à l’intérieur du canon. L’effort entrepris afin de l’en retirer risque d’endommager voir de briser la baguette de nettoyage. Un chiffon de dimensions plus petites aura une action inefficace. Le chiffon doit sortir du canon après chaque passe. Introduire le lavoir par la bouche du canon pour que le chiffon ne s’accroche pas dans les cannelures. Si vous vous servez de la baquette à cinq brins veillez à visser à fond ceux-ci lors de son utilisation.
        Après quelque passes effectuées avec un chiffon sec et propre, la surface intérieure du canon doit-être lisse et brillante ; sinon continuer le nettoyage avec un chiffon imbibé d’huile.
        La chambre doit être nettoyée avec un écouvillon métallique en faisant un mouvement de va-et-vient et non un mouvement de rotation. Servez-vous d’un chiffon imbibé d’huile pour faire disparaître les crasses qui pourraient se trouver dans la chambre.

    2)    Nettoyage des autres pièces métalliques

    Il doit s’effectuer avec un chiffon sec et propre ou à l’aide de pétrole si les pièces sont très encrassées. En cas d’apparition de taches de rouille, les imbiber pendant un instant, puis frotter avec un chiffon huilé.

    3)    Nettoyage des pièces plastiques

    Utiliser un chiffon propre humecté d’eau.

    4)    Nettoyage du boîtier de mécanismes

    Si des débris métalliques ou des produits imbrûlés ont pénétré dans le boîtier de mécanismes nettoyez le mécanisme de détente avec un pinceau.

    5)    Protection

    Chaque nettoyage doit être une occasion de vérifier le bon état des pièces de l’arme et de déceler ainsi les bris, amorces de ruptures, usures anormales et autres détériorations : en particulier le percuteur et le levier amplificateur.
    Une fois l’arme nettoyée et son bon tat vérifié, il est nécessaire avant de la remonter, de lui assurer une protection contre la rouille.
    Toutes les pièces métalliques doivent être légèrement huilées après nettoyage. La protection du canon se fera en effectuant un seul passage avec un chiffon imbibé d’huile.

    CONDITION PARTICULIERES

    1)    Emploi de l’arme dans des conditions très basses de températures
    Il faut lubrifier légèrement l’arme avec de l’O 158.
    2)    Pluie prolongée ou immersion dans l’eau
    Vous devez tirer légèrement l’ensemble mobile vers l’arrière, égouttez ensuite la chambre et le canon.
    3)    Terrain boueux ou sablonneux
    La chambre doit-être nettoyée en priorité, puis le canon et le boîtier de mécanismes. La lubrification doit-être réduite au strict minimum, voir être supprimée dans des conditions exceptionnelles comme le désert car l’huile permet l’agglomération du sable.
    4)    Décontamination nucléaire
    Nettoyez au minimum l’extérieur de l’arme afin d’en retirer la poussière. Si cela est possible lavez entièrement et abondamment l’arme à l’eau savonneuse.
    5)    Décontamination chimique
    Décontaminez l’arme à l’aide du gant poudreur sur les parties souillées de l’arme. Dans la mesure où les délais vous le permettent, utiliser les solutions décontaminantes réglementaires (SCDM Mod F1 ou F2) ainsi que de l’eau savonneuse.

    RECAPITULATIF

        Le canon doit-être nettoyé avant et après le tir avec : baguette, chiffon calibré, écouvillon laiton et nylon, Break Free CPL,  ARDOX 397/2, O 158, O 192 ou pétrole.
        La chambre doit-être nettoyée après le tir avec : écouvillon de chambre, BF CPL, ARDOX 397/2 ou pétrole, chiffon, lubrifiant O 158, O 192.
        Les autres pièces métalliques doivent-être nettoyées après tir avec : chiffon sec, huile O 158, O 192.
        Les matières plastiques doivent-être nettoyées après tir avec : chiffon humecté d’eau.
        La tête amovible doit-être nettoyée une fois par semaine si il y a eu tir avec : BF CPL, ARDOX 397/2 ou pétrole, lubrifiant O 158.
    Note : la nomenclature des huiles, lubrifiants et autres est la nomenclature militaire. La nomenclature des produits du commerce est surement différente.

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  • DEMONTAGE

    1)    Dépose de la crosse
    Les manuels et documents officiels vous recommandent de détendre la bretelle avant de procéder au démontage du FAMAS. Pour notre parte nous préférons la retirer entièrement histoire de se simplifier la tache. Pour cela  vous devez tout d’abord la détendre puis séparer le brin long du brin court qui sont assujetti par l’intermédiaire de la boucle métallique. Retire le brin long de la barrette de crosse. Tirez légèrement sur la branche du bipied qui porte le dispositif d’accrochage et ramenez la vers l’avant puis faite pivoter ce même dispositif d’accrochage de façon à faire coïncider les deux méplats et ramenez le vers vous. La bretelle une fois enlevée replacez la branche du bipied le long du fût de l’arme.
    ·    Chassez la goupille de fixation de la crosse
    ·    Tirez la crosse vers l’arrière
    ·    Pour retirer l’appui- joue poussez sur la partie supérieure de cette pièce afin que par déformation élastique elle puisse se désolidariser de la crosse.
    (Note : il est préférable de replacer la goupille d’assemblage dans son logement une fois la crosse enlevée afin d’éviter de la perdre.)

    2)    Dépose du boîtier de mécanisme :

    ·    Pousser la goupille d’assemblage du boîtier de mécanisme, de la gauche vers la droite, à l’aide de la pointe d’une cartouche ou de la goupille d’assemblage de la crosse et tirez-la de façon à l’amener en butée contre le cran d’arrêt de la boîte de culasse.
    ·    Sortez le boîtier de mécanisme en lui faisant effectuer une rotation autour de l’appui arrière de la boîte de culasse.

    3)    Dépose de la poignée garde-main :

    ·    Chassez la goupille de fixation de la poignée garde-main
    ·    Tirez la poignée garde-main vers le guidon et la dégager de la ligne de mire en la tirant verticalement vers le haut
    (Note : comme dans le cas de la crosse il est préférable de replacer après avoir retiré la poignée garde-main la goupille dans son logement afin de ne pas l’égarer).

    4)    Dépose de l’ensemble mobile :

    ·    Faite reculer l’ensemble mobile de façon à placer le levier d’armement en contact avec la face arrière de l’arrêt du levier d’armement.
    ·    Poussez la goupille d’assemblage de l’ensemble mobile sur le tube récupérateur, de la droite vers la gauche.
    ·    Détachez l’ensemble mobile du tube récupérateur en le laissant coulisser dans la glissière en T  de la boîte de culasse.

    5)    Démontage de l’ensemble mobile :

    ·    Séparez l’ensemble culasse mobile, levier amplificateur d’inertie, percuteur de la masse additionnelle en le faisant coulisser sur le fond de cette pièce jusqu’à ce que le levier soit en position verticale. Dans cette position la glissière située en tête de culasse est dégagée de la partie correspondante de la masse additionnelle et on peut en tirant séparer les deux pièces.
    ·    Démontez le levier amplificateur en le faisant tourner autour de son axe jusqu’à ce que les ailes supérieures soient dans l’axe de la culasse et sortez le de son logement dans cette position.
    ·    Tirez le percuteur vers l’arrière

    6)    Démontage de la tête amovible

    ·    A l’aide du culot d’un étui ou de la tête d’une des goupilles de fixation de crosse ou de poignée garde-main, soulevez le doigt de maintien de la tête amovible.
    ·    Engagez le culot de l’étui ou la tête d’une des goupilles de fixation sous la griffe de l’extracteur et tirez la tête amovible.
    ·    Ainsi démonté on dispose de 6 pièces ou ensembles :
    o    La culasse
    o    La tête amovible
    o    Le doigt de maintien
    o    L’éjecteur, son ressort et sa tige inférieure
    o    L’extracteur et son ressort
    o    L’obturateur
    Pour inverser l’éjection il suffit simplement de faire permuter l’extracteur et son ressort avec l’obturateur.

    DEMONTAGE DE LA TETE AMOVIBLE DU FAMAS

    1)    EJECTEUR AVEC RESSORT
    2)    OBTURATEUR
    3)    TETE AMOVIBLE
    4)    EXTRACTEUR

    REMONTAGE

        Le remontage s’effectue dans l’ordre inverse du démontage en prenant toutefois les précautions suivantes :

    1)    Remontage de la tête amovible
    Avant de remonter l’éjecteur assurez-vous que la tige intérieure est bien en place.
    ·    Servez vous de l’ensemble éjecteur ressort pour centrer la tête amovible afin de pouvoir monter le doigt de maintien sans difficultés.
    ·    Poussez la tête amovible avec le percuteur.
    ·    Montez le doigt de maintien en faisant attention à son sens de montage : il faut que la gorge dans laquelle on engage le culot de l’étui soit extérieure à la culasse après montage.

    2)    Remontage de l’ensemble mobile

    Montez d’abord le percuteur et faite coïncider l’encoche arrière de passage du levier amplificateur avec l’alésage de la culasse avant de remonter le levier.
    Avant de remonter la masse additionnelle assurez-vous que les deux parties supérieures d’appui du levier amplificateur sur la masse additionnelle soient en regard du talon de la culasse mobile.
    Avant de monter l’ensemble mobile sur la boîte de culasse, assurez-vous que la glissière située en tête de la culasse est bien en prise dans la partie correspondante de la masse additionnelle.

    3)    Remontage de l’ensemble mobile sur la boîte de culasse

    Tenez l’ensemble mobile en position ouverture et faite le coulisser librement sans forcer dans la glissière de la boîte.

    4)    Remontage du boîtier de mécanisme

    Avant de remonter le boîtier de mécanisme assurez-vous que le marteau est accroché sur la gâchette automatique et que la tringle de liaison est bien en position arrière. Engagez la partie arrière du boîtier de mécanisme dans le logement correspondant de la boîte de culasse en la présentant légèrement inclinée, faite la pivoter autour de ce point d’accrochage et enfoncez la goupille.

    5)    Remontage de la poignée garde-main

    Veillez à ne pas endommager le porte guidon

    6)    Remontage de la crosse

    Assurez-vous que l’appui-joue est bien monté du côté opposé à l’éjection.

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  • LE CHARGEUR A BALLES
        A l’origine le FAMAS était muni de deux chargeurs, un chargeur à balles et un chargeur de lancement. Le chargeur de lancement était destiné à recevoir la cartouche de lancement (feuillette) des grenades à fusil, ce chargeur ne devait jamais quitter l’arme sauf lors des tirs à balles.
        L’utilisation de grenades à fusil munies de pièges à balle et qui par conséquent ne nécessitent plus l’emploi d’une munition spécifique l’a rendu obsolète, mais vous pouvez toujours le rencontrer car bien souvent il sert à protéger le logement du chargeur.
        Quant au chargeur à balles, il possède une contenance de 25 cartouches, son corps est en acier et il dispose d’une semelle, d’un ressort et d’une planchette élévatrice en plastique.

    LA BRETELLE

        La bretelle est réalisée en tissu synthétique. Elle se compose d’une grande lanière dont l’une des extrémités porte un dispositif d’accrochage et d’une petite lanière sur laquelle coulisse un passant. L’une des extrémités de la petite lanière porte une boucle métallique et l’autre une boucle à barrette qui permet le serrage rapide. Cette bretelle dont la conception est unique au monde permet de maintenir le FAMAS en position de transport ou de l’employer dans toutes les formes de tir (poser, jeter,…)

    LE BIPIED

        Le bipied est formé par deux branches indépendantes qui sont fixées sur l’avant de la poignée garde-main au moyen de deux articulations installées à demeure sur celle-ci. En position repliée les branches du bipied viennent prendre place le long du fût du FAMAS. Le bipied n’est pas réglable.

    LA BAIONNETTE

        Il s’agit ni plus ni moins que de la baïonnette du FSA 49/56 avec toutefois de très légères différences comme par exemple un léger renforcement des bagues et un quillon un peu modifié. Son poids total avec fourreau est de 480 g et de 318 g sans fourreau. La longueur de la lame est de 201 mm tandis que sa longueur totale est de 323 mm. La prise en main de cette baïonnette n’est pas très pratique en raison du verrou de fixation qui fait saillie.

    L’UNITE COLLECTIVE ET LES ACCESSOIRES

    L’UNITE COLLECTIVE
    ·    Chargeur : 6
    ·    Chargeur avec une cartouche de lancement : 1
    ·    Baïonnette et son fourreau : 1
    ·    Bretelle : 1
    ·    Burette pleine : 1
    ·    Ecouvillon de chambre : 1
    ·    Baguette démontable (poigné pliable + quatre éléments identiques) : 1
    ·    Ecouvillon de canon en laiton : 1
    ·    Ecouvillon de canon en nylon : 1
    ·    Lavoir : 1
    ·    Pinceau : 1
    ·    Trousse à accessoire vide : 1
    ·    Porte-chargeurs : 2

    RECHANGES
    ·    Doigt de maintien : 1
    ·    Ejecteur complet : 1
    ·    Extracteur avec ressort : 1
    ·    Obturateur : 1

    ACCESSOIRES COMPLEMENTAIRES

    ·    Une baguette de nettoyage pour arme de 5,56 mm modèle F1 (1 pour 5 armes). Elle contient dans sa poignée un écouvillon laiton, un écouvillon nylon et un lavoir fixe-chiffon.
    ·    Un miroir de visite FAMAS 5,56 mm F1 (1 pour 25 armes)

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  • DESTINATION

    Le FAMAS (Fusil d’Assaut de la Manufacture  d’Armes de Saint-Etienne) dont  l’appellation officielle est : « Fusil d’Assaut MAS 5,56 mm modèle F1 » est une arme individuelle automatique et à tir mixte, il est organisé pour le tir à balle jusqu’à 300 m et pour le tir de grenades AP et AC. Le FAMAS dispose par construction d’un dispositif de visée nocturne. Il peut être utilisé aussi bien par les droitiers que les gauchers.

    ORGANISATION GENERALE

        Bien que possédant un canon aussi long que celui d’un fusil normal le FAMAS revêt l’aspect d’un PM, disposant d’un bipied et surmonté d’une poignée garde-main qui lui confère une silhouette caractéristique. L’utilisation du plastique à haute performance a permis d’alléger son poids tout en évitant au tireur les risques de brûlures dues à la chaleur dégagée lors du tir. Le fait que le centre de gravité de l’arme soit rapproché par rapport à la crosse contribue à améliorer sa bonne tenue ainsi que son maintien en ligne. Son mécanisme à amplification d’inertie est analogue à celui du FM AA 52.

    ·    Canon : rayé, chambre cannelée pour étuis tronconiques.
    ·    Obturation : culasse non calée à levier amplificateur d’inertie.
    ·    Système moteur : action directe des gaz sur la culasse par l’intermédiaire de l’étui.
    Alimentation
    ·    Magasin indépendant de l’arme
    ·    Chargeur à forme de parallélépipède à pile imbriquées
    ·    Extraction : extracteur à action normale, à translation à droite ou à gauche suivant son montage
    ·    Ejection : centrale, éjecteur effaçable porté par la culasse
    Percussion
    ·    Circulaire
    ·    Armé, culasse fermée
    ·    Détente : mécanisme à deux gâchettes
    ·    Sûreté : pièce immobilisant la détente
    Sécurités
    ·    Sécurité à la fermeture
    ·    Sécurité à la percussion
    Appareil de pointage
    ·    Hausse unique d’emploi 300 m, réglable en hauteur et en direction
    ·    Support de guidon avec coulisseau de tir de nuit à pastille luminescente
    ·    Porte-œilleton avec deux volets qui permet trois configurations ; tir de jour éclairage normal, tir de jour éclairage faible, tir de nuit.
    Dispositif de tir de grenades
    ·    Manchon de 22 mm, l’arme ne peut tirer que des grenades d’un poids inférieur ou égal à 500 g.
    Munitions
    ·    Cartouche de 5,56 mm à étui tronconique à gorge.

    RENSEIGNEMENTS NUMERIQUES

    Calibre : 5,56 mm
    Poids de l’arme nue : 3,68 kg
    Poids en ordre de combat : 4,595 kg
    Longueur totale de l’arme : 760 mm
    Longueur du canon : 488 mm
    Longueur de la ligne de mire : 315 mm
    Rayure : 3 à droite au pas de 305 mm
    Vitesse initiale : 960 m/s
    Cadence de tir  automatique : 1100 cps/mn
    Cadence de tir semi-automatique : 30 cps/mn
    Cadence de tir pratique : 75 cps/mn
    Portée maximale : 3200 m
    Portée pratique : 500 m
    Tension trajectoire : flèche de 20 cm pour une portée de 300 m
    Organes de visée : guidon réglable en direction et hausse réglable en hauteur
    Hausse de combat : 300 m
    Hausse mécanique : de 300 à 500 m
    Précision H + L : 40 cm à 200 m
    Pouvoir de perforation : casques toutes armes à 300 m
    Alimentation : boite chargeur de 25 cartouches
    Utilisation : -40° C à +51,5° C

    RENSEIGNEMENTS DIVERS

    Marquage de l’arme
    ·    La désignation abrégée : FA MAS 5,56 F1
    ·    Un numéro d’identification composé d’une lettre et de cinq chiffres gravés sur le côté droit de la boîte de culasse.
    Neutralisation de l’arme
    ·    Pièce de sécurité ; le percuteur.

    DESCRIPTION

        Le FAMAS se compose de 5 parties appelées aussi sous ensembles :
    ·    Le corps du fusil
    ·    Le boîtier de mécanismes
    ·    L’ensemble mobile
    ·    La crosse
    ·    La poignée garde-main
    Il comporte aussi 4 accessoires principaux
    ·    Le chargeur à balles
    ·    La bretelle
    ·    Le bipied
    ·    La baïonnette

    LE FAMAS

    1)    BAGUE D’ENFONCEMENT DE GRENADE
    2)    GUIDON
    3)    ALIDADE DE TIR VERTICALE
    4)    LEVIER D’ARMEMENT
    5)    POIGNEE GARDE-MAIN
    6)    GOUPILLE D’ASSEMBLAGE DE LA POIGNEE GARDE-MAIN
    7)    ŒILLETONS
    8)    GOUPILLE D’ASSEMBLAGE DE LA CROSSE
    9)    APPUI-JOUE
    10)    ENSEMBLE MOBILE
    11)    TALON DE CROSSE
    12)    BEC DE CROSSE
    13)    BOITIER DE MECANISMES
    14)    CHARGEUR
    15)    CROCHET DE CHARGEUR
    16)    POIGNEE-PISTOLET
    17)    DETENTE
    18)    SURETE SELECTEUR DE TIR
    19)    ARCADE DE PONTET
    20)    FUT
    21)    BRANCHES DE BIPIED

    LE CORPS DU FUSIL

        Le corps du fusil qui n’est pas démontable par l’utilisateur comprend à son tour 4 parties :
    ·    Le canon
    ·    Le mécanisme d’armement
    ·    La boîte de culasse
    ·    Le fût

    LE CORPS DU FAMAS

    1)    MANCHON CACHE-FLAMMES
    2)    COULISSEAU DE TIR DE NUIT
    3)    GUIDON
    4)    LEVIER D’ARMEMENT
    5)    TIGE GUIDE
    6)    TUBE ENVELOPPE
    7)    ŒILLETON DE PRECISION
    8)    ŒILLETON DE CADRAGE
    9)    TUBE DE RECUPERATEUR
    10)    LOGEMENT ET GOUPILLE D’ASSEMBLAGE DE BOITIER DE MECANISMES
    11)    POUSSOIR DE CROCHET DE CHARGEUR
    12)    POIGNEE-PISTOLET
    13)    COUVERCLE DE POIGNEE-PISTOLET
    14)    QUEUE DE DETENTE
    15)    SURETE SELECTEUR DE TIR
    16)    ARCADE DE PONTET
    17)    SUPPORT DE GUIDON
    18)    BAGUE D’ENFONCEMENT DE GRENADE

    Le canon
        Le canon qui est en calibre 5,56 mm possède 3 rayures à droite au pas de 305 mm (178 mm en option). Sa chambre est cannelée, ce qui permet d’éviter le collage des étuis et favorise l’extraction. Pendant le tir, les gaz collent l’étui contre les parois de la chambre. Grâce aux cannelures de la chambre qui assurent le passage d’une partie des gaz une contre-pression se fait autour de l’étui. Il est aussi équipé d’un dispositif lance-grenade avec un manchon cache-flammes de 22 mm. Il porte les organes de visée et est entouré dans sa partie arrière par le tube-enveloppe qui vient buter sur la boîte de culasse et fait office de contre-écrou.
        Le sous-ensemble tube enveloppe-hausse est monté sur le canon au niveau de la boîte de culasse. Il autorise ainsi le montage :
    ·    Du système d’armement par visage de la tige-guide sur la frette avant
    ·    Du fût par centrage de l’entretoise de fût sur la frette
    ·    Du porte-œilleton par l’intermédiaire de la molette et de la vis de hausse

    Le mécanisme d’armement
        Il est fixé sur le tube-enveloppe au moyen de l’écrou de la tige-guide et il comprend :
    ·    Le levier d’armement qui assure la fermeture de l’ensemble mobile sur le crochet fixe
    ·    L’arrêt de levier d’armement
    ·    Le tube de récupérateur, étanche, il contient le ressort récupérateur et est graissé à vie
    ·    La tige guide

    La boîte de culasse
        Elle est réalisée en alliage léger qui autorise une meilleur diffusion de la chaleur au départ du coup que l’acier. Elle fait fonction d’armature de crosse et constitue la véritable charpente du FAMAS. Sa glissière en T lui permet de recevoir l’ensemble mobile. Le boîtier de mécanismes y est assujetti à l’aide d’une goupille fixe placée à l’arrière du logement du chargeur. Une autre goupille mais qui elle est amovible vient verrouiller la crosse à la hauteur de la partie avant du logement du chargeur. Le bouton verrou situé lui aussi sur la partie avant du logement du chargeur permet le maintien de ce dernier dans son emplacement.
        Elle se compose de :
    ·    La tringle de liaison (liaison détente-gâchette commandée)
    ·    Le coin d’appui
    ·    La commande de gâchette automatique

    Le fût
        Il est en matière plastique et est fixé sur la boîte de culasse grâce au sertissage d’une chemise cylindrique ainsi que sur le sous-ensemble tube enveloppe-hausse par centrage de l’entretoise sur la frette. Il porte :
    ·    La platine du sélecteur qui permet le réglage du pontet.
    ·    La détente
    ·    Le levier sélecteur de tir (coup par coup, rafales, sûreté)
    ·    L’arcade du pontet qui permet le tir avec des gants par simple rotation de celle-ci
    ·    La poignée pistolet creuse qui est fermée à son extrémité par un couvercle lui permettant de recevoir une petite burette d’huile.

    LE BOITIER DE MECANISMES

        Le boîtier de mécanismes réalisé en matière plastique n’est pas non plus démontable par l’utilisateur du FAMAS. Il est situé sous la carcasse à l’arrière du chargeur. Il comprend :
    ·    Les gâchettes (automatique et commandée)
    ·    Le marteau
    ·    L’entraîneur de gâchette commandée
    ·    Le ressort de percussion monté sur tige-guide
    ·    Le limiteur de rafale

    LE BOITIER DE MECANISMES DU FAMAS

    1)    GOUPILLE
    2)    LOGEMENT DE LA GOUPILLE
    3)    GACHETTE AUTOMATIQUE
    4)    ENTRAINEUR DE GACHETTE
    5)    MARTEAU
    6)    RESSORT DE PERCUSSION
    7)    BOITIER

    L’ENSEMBLE MOBILE

        L’ensemble mobile se compose de 4 parties :
    ·    La masse additionnelle, avec la goupille d’assemblage montée à demeure et qui permet ainsi de fixer l’ensemble mobile au tube récupérateur.
    ·    La culasse mobile, à éjecteur central et dont la tête amovible qui porte l’éjecteur, l’extracteur et l’obturateur permet de changer l’éjection de côté (droite ou gauche) en inversant ces derniers
    ·    Levier amplificateur d’inertie
    ·    Le percuteur

    L'ENSEMBLE MOBILE DU FAMAS

    1)    MASSE ADDITIONNELLE
    2)    LOGEMENT DE LA GOUPILLE D’ASSEMBLAGE
    3)    PERCUTEUR
    4)    OBTURATEUR
    5)    CANAL DU PERCUTEUR
    6)    EJECTEUR
    7)    EXTRACTEUR
    8)    BRAS INFERIEUR
    9)    LEVIER AMPLIFICATEUR
    10)    BRAS SUPERIEUR
    11)    CULASSE
    12)    DOIGT DE MAINTIENT

    LA CROSSE

        La crosse est en plastique, elle possède deux fenêtres d’éjection et reçoit dans sa partie supérieure le mécanisme de l’amortisseur. Sa plaque de couche est réalisée en caoutchouc à la fois souple et épais de façon à bien absorber les chocs. La surface de celle-ci est granuleuse afin de renforcer son adhérence à l’épaule de l’utilisateur lors du tir. La crosse recouvre la boîte de culasse et le tube récupérateur. Elle dispose aussi d’un appui-joue amovible qui vient recouvrir la fenêtre d’éjection qui n’est  pas utilisée en fonction de la configuration adoptée (droitier ou gaucher). De même deux barrettes de crosse y sont fixées. Elles sont destinées à permettre le passage de la bretelle.

    LA CROSSE DU FAMAS

    1)    FENETRE D’EJECTION
    2)    APPUI-JOUE
    3)    AMORTISSEUR
    4)    TALON DE CROSSE
    5)    BEC DE CROSSE
    6)    PLAQUE DE COUCHE
    7)    BARRETTE DE CROSSE
    8)    LOGEMENT DE LA GOUPILLE
    9)    GOUPILLE D’ASSEMBLAGE

    LA POIGNEE GARDE-MAIN

        La poignée garde-main est, elle aussi, réalisée en plastique. Elle est destinée à protéger à la fois les organes de visée et la ligne de mire ainsi qu’à permettre une bonne préhension de l’arme lors de son transport. Elle porte :
    ·    L’étrier qui, lors du montage vient en prise sur l’écrou de tige-guide
    ·    Les articulations des branches de bipied
    ·    L’alidade de tir verticale (45° et 74°)
    ·    L’alidade de tir tendu (75 et 100 m)
    ·    Le ressort de maintien de l’alidade de tir tendu

    LA POIGNEE GARDE-MAIN DU FAMAS

    1)    BRANCHE DE BIPIED
    2)    TAMPON DE CAOUTCHOUC
    3)    AXE DE FIXATION DE BRETELLE
    4)    ALIDADE DE TIR VERTICAL
    5)    ETRIER DE POIGNEE GARDE-MAIN
    6)    LOGEMENT DE LA GOUPILLE D’ASSEMBLAGE

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