• CRITIQUE DE LA BETE

    LA LIGNE GENERALE

        Certain trouvent le FAMAS laid mais fonctionnel. Pour ma part j'aime la silhouette de l'arme mais ceci n'est qu'une question de goût ainsi on va pas s'étendre sur la chose.

    LE CHARGEUR

        Le chargeur du FAMAS dispose d'une capacité de 25 cartouches ce qui est suffisant. Le bipied du FAMAS n'est pas réglable ; de ce fait les dimensions du chargeur de 40 coups comme celui du HK33 obligerait à ne pas utiliser le bipied. De plus un chargeur de trop grande dimension entraîne nécessairement le fait, surtout si vous tirez en position couchée, que vous offrez à l'ennemi une plus belle cible.
        Quant aux chargeurs circulaires à grande capacité (100 coups au moins) qui régulièrement tout les cinq ans font leur réapparition sur le marché, ils sont conçus par des personnes qui n'auront jamais à crapahuter en les portant.
        Les grands chargeurs sont souvent sources d'incidents de tir aussi les utilisateurs ne les remplissent-ils jamais à leur pleine capacité. Un chargeur de 30 coups sera le plus souvent garni à 28 cartouches, un de 40 coups à 35, en conséquence n'est-il pas plus intéressant de disposer d'un chargeur de 25 coups chargé à 25 coups ?
        Lors d'un combat il arrive généralement qu'au bout de 45 minutes les tirs s'arrêtent dans chaque camp pendant quelques minutes car tout le monde est en train de regarnir ses chargeurs. Ainsi est-il préférable dans bien des cas de disposer de chargeurs qui se garnissent facilement et rapidement. Un chargeur de 25 coups étant en principe garni plus vite qu'un de 40 coups à moins que le possesseur de ce dernier se contente de ne le remplir que de 25 coups. Donc en quoi cela est-il plus avantageux de posséder un chargeur de 40 coups par rapport à un de 25 coups ?
        Le chargeur du FAMAS est réalisé en acier comme le sont aussi les chargeurs de nombreuses autres armes du marché. Je préfère les chargeurs réalisés en tôle emboutie comme ceux de l'AK47 pour une question de solidité. Ceci dit les chargeurs du FAMAS se comporte convenablement.
        De nombreux chargeurs sont transparent ou disposent de trous servant à renseigner leur utilisateur du nombre de cartouches restant. Ce genre de dispositif est séduisant mais uniquement sur le papier car au combat personne ne se soucie de vérifier combien il reste de cartouches dans son chargeur d'autant plus en regardant à travers des trous.
        Plus prosaïquement le combattant expérimenté soit sait d'instinct combien il lui reste de coups à tirer à un ou deux près, soit il retire son chargeur de l'arme et presse sur les cartouches restant dans celui-ci. L'enfoncement donnant le nombre de cartouches restantes.
        Par contre les trous que l'on trouve sur les chargeurs sont sources d'incident de tir. En effet de nombreux corps étrangers tels que sable, pousières et débris divers pénètrent à l'intérieur des chargeurs par leur intermédiaires.
        Sur le FAMAS il existe deux problèmes liés au chargeur. Le premier de ces problèmes est dû à l'emplacement du chargeur qui est peu pratique. Il est plus rapide et aisé de changer un chargeur de M16 que de FAMAS. Malheureusement nous ne pouvons rien changer pour supprimer ce problème à moins de refaire entièrement un FAMAS qui ne soit pas bullup. Le deuxième problème consiste dans le fait que généralement sur les FAMAS "neufs" le chargeur ne s'accroche pas bien dans son logement. Ce phénomène se résorbe généralement avec le temps. Néanmoins il est préférable après avoir introduit le chargeur dans son logement de tirer sur celui-ci afin de vérifier qu'il est bien enclenché sinon vous seriez bien en peine d'introduire une cartouche dans le chambre de l'arme.

    LE LEVIER D'ARMEMENT

        Le levier d'armement du FAMAS est très certainement le meilleur levier qui existe au monde. De par sa position, il peut-être manoeuvré sans aucun problème aussi bien par un gaucher que par un droitier. De plus, ainsi placé sous la poignée garde-main il présente des possibilités d'accrochage à des branches ou au brelage moins grandes qu'avec les leviers placés sur les côtés des boîtes de culasse. Sa forme en queue de détente inversée permet au doigt de bien l'accrocher même équipé de gants. Par contre vous devez vérifier qu'il se trouve bien placé en position verticale sur la pièce de butée. En effet si vous ne le relâchez pas exactement en position verticale mais que vous appuyiez un peu trop à droite ou à gauche, il ne se positionne pas correctement sur la pièce de butée.

    LE SELECTEUR DE TIR

        Le selecteur-sûreté placé en avant de la détente est conforme à la volonté ambidextre du FAMAS. Si vous amenez le sélecteur vers la droite vous pouvez tirer en semi-auto. Par contre si vous le faites pivoter vers la gauche c'est en automatique que vous tirerez. La position centrale étant la position de sûreté. Il n'y a rien à redire à ce sélecteur.

    LA DETENTE

        La détente du FAMAS est une détente militaire c'est à dire qu'elle est dure en semi-auto, ceci en vue d'éviter les départs intempestifs de coups. Le départ du coup est à deux bossettes. La première qui est longue (5 mm environ) atteint environ un poids de 2 kg en fin de course, la seconde plus courte (3 mm environ) nécessite une pression de 1,6 kg. La détente du FAMAS n'est pas ce qui se fait de mieux mais ce mal n'est pas l'exclusivité de celui-ci ; de nombreux FA en sont aussi victimes. A quand des détentes "civiles" sur les armes de guerre ? Les résultats en précision s'en ressortiraient dans le bon sens sans aucun doute. Il faut cesser une bonne fois pour toute de considérer les combattant comme des gens dont le moindre bruit, en les faisant sursauter, va les entraîner à presser accidentellement la détente de leur arme.

    LE BIPIED

        Le bipied du FAMAS fait aussi partie des meilleurs qui existe parmi tout les FA. Il est placé en permanence sur l'arme, ses branches en position repliée viennent reposer le long du fût. Eventuellement on peut le retirer mais à ce moment là c'est pour le laisser à la maison et non pas pour le mettre dans le sac et l'adapter sur l'arme en cas de nécessité. Son poids qui est ridiculement faible ne constitue pas une charge pour le tireur. Le grand avantage de ce bipied tient dans le fait qu'il ne ballotte pas durant le progression. Ce phénomène de ballottement et le bruit qui en résulte est particulièrement énervant pour l'utimisateur d'une arme ainsi que pour ses voisins. De plus son démontage-remontage qui ne nécessite qu'un minimum de débattement par rapport à l'arme en est grandement facilité surtout dans les lieux confinés voir dans certaines positions de tir comme la position couchée.
        Il faut par contre ne pas tirer comme un sauvage sur le bipied lors des manipulations sinon on risque de l'endommager surtout au niveau des rotules. Personnellement j'ai jamais eu de problème avec ce bipied.
        Il n'est pas réglable en hauteur donc ne permet pas de corriger le devers dû au terrain. Mais aucun bipied de FA ne l'est seul les bipieds de fusils pour tireurs d'élite sont réglables. Un bipied réglable serait le bienvenu mais ce n'est pas vraiment indispensable. Par contre il faut prendre certaine précautions lors du tir en position couchée avec le bipied. Il ne faut pas trop pousser ou tirer sur l'arme sinon votre bipied se repliera d'où le risque de mal tirer. Un système de verrouillage total du bipied placé au niveau de la rotule de chacune des branches aurrait été bienvenu.
        D'autre part et toujours durant le tir en position coucher avec bipied il faut veiller à ne pas pencher même légèrement l'arme vers la droite ou la gauche car cela est possible et entraîne bien entendu des erreurs de tir.

    LA POIGNEE PISTOLET

        Les dimensions de la poignée pistolet ne prêtent pas à critique par contre j'aime moins le couvercle de fermeture de celui-ci. Ce couvercle (et en lisant ce qui suit bon nombre vont se poser des questions sur notre santé mentale) incite très fortement l'utilisteur du FAMAS à le tripoter et donc à le faire claquer et ce généralement lorsqu'il tente de tromper son ennui lors des cérémonies militaires ou lors des gardes par exemple. Ce couvercle peut donc devenir source de bien des problèmes ultérieur comme par exemple la détection des sentinelles par l'ennemi. Mais aussi ce même couvercle a tendance à s'accrocher aux obstacles comme des branches et à claquer là aussi. A noter que la charnière du couvercle est très solide et nous n'en avons jamais vu qui soit cassée malgré une utilisation intensive. Un système à glissière en lieu et place de la chanière aurrait été peut être un meilleur choix bien qu'il ne soit pas évident que cela incite moins à jouer avec lui ;)

    LE FUT

        La seul chose que nous reprochons au fût du FAMAS est d'être un peu trop large ce qui gêne légèrement tous ceux qui ont de petites mains.

    LES ORGANES DE VISEE

        Les organes de visée du FAMAS sont excellent, il n'y a rien à redire. Munir d'une lunette de tir comme sur l'AUG n'est pas à mon avis indispensable. Par contre nous j'aime pas le coulisseau de tir de nuit, je trouve que la pastille luminescente tue la vision nocturne. Par contre nombreux sont ceux qui s'en accommodent parfaitement.

    LE CANON ET LA CHAMBRE

        Le canon du FAMAS chauffe beaucoup trop, il est nécessaire de le remplacer par un canon plus étoffé. Il n'y a rien à redire à la chambre, elle remplit parfaitement sont rôle. Par contre le vide de la liaison canon-carcasse a tendance à s'encrasser et est difficile à nettoyer parfaitement.

    LA CROSSE

        La crosse absorbe bien le recul du FAMAS qui n'est pas inexistant comme certains l'écrivent, le FAMAS n'est pas une 22 LR. Beaucoup n'aiment pas le fait que le mécanisme d'une arme soit contenu dans la crosse de celle-ci car dans de nombreux cas de chutes c'est la crosse qui supporte le plus de chocs. Une crosse détériorée et vous avez de fortes probabilités d'avoir aussi un mécanisme détérioré et donc de vous retrouver avec une arme inapte au tir. Avec l'AK 74 par exemple vous ne risquez pas ce problème. Mais comment faire autrement avec un bullpup ?

    LE LIMITEUR DE RAFALES

        Autant vous dire tout de suite que tout les combattants sont opposé à l'adoption d'un limieur de rafales sur une arme de guerre. Un limiteur de rafales ne sert strictement à rien à par vous causez des ennuis. Premièrement une augmentation des systèmes mécaniques sur une arme ne peut que fragilisé celle-ci. Deuxièmement avec l'adoption d'un limiteur de rafales le tireur en est réduit à continuellement tripoter des boutons, des leviers et des sélecteurs au lieu de se consacrer au tir.
        Lorsque vous voulez faire de courtes rafales au FAMAS et plus généralement avec la plupart des FA, il vous suffit de ramener la détente à la hauteur de la deuxième bossette qui rappelons le est plus douce que la première. Par contre si vous le faites avec le limiteur vous aurez des incidents de tir, en général un étui vide se coince entre la culasse et la boîte de culasse. Donc si vous utilisez le limiteur de rafales vous devez relâcher complètement la détente, donc revenir à la première bossette qui est dure. Autrement dit, d'une part vous perdez du temps et d'autre part, surtout dans le tir réflexe, vous risquez des coups de doigts alors qu'en théorie le limiteur de rafales est là pour vous permettre d'effectuer un tir plus précis et en réalité il n'en n'est rien. Quant à ceux qui me disent qu'ils ne peuvent pas tirer correctement sans limiteur de rafales, je leur conseille tout simplement de changer de métier et d'aller vendre des bananes sur le marché.

    LA POIGNEE GARDE MAIN

        Il n'y a rien à redire, elle permet de transporter le FAMAS confortablement. Son point d'équilibre se situant sur la partie arrière. Seul léger problème, les fissures qui apparaissent avec le temps et le fait qu'elle est parfois dure à placer sur le corps du fusil.

    LA BRETELLE

        La conception de la bretelle du FAMAS qui permet tout un tas de configurations possibles est excellente. Il s'agit d'une des meilleurs bretelles.

    LA BAIONNETTE

        La plupart des FAMAS (en fait tout les F1) sont équipés de la baîonnette du FSA 49/56 et sa seul originalité consiste dans le fait qu'elle s'accroche sur le dessus et non sur le dessous du canon comme c'est habituellement le cas.

    LA TROUSSE D'ENTRETIEN ET SES ACCESSOIRES

        Le moins que l'on puisse dire c'est que cette trousse n'est pas digne d'une arme comme le FAMAS. Cette trousse qui est longue, plate et étroite ne permet pas de se saisir de ses accessoires autrement qu'en la retournant ouverture vers le bas. Par conséquent, pour se faire, il faut la retiré du brelage sur lequel elle est fixée. Le simple fait de vouloir effectuer un petit nettoyage rapide pendant un déplacement en véhicule par exemple se révèle être un exercice de haute voltige. Le second point concerne les accessoires contenus dans la trousse. En effet la qualité de ceux-ci est vraiment de dernière catégorie. La baguette de nettoyage réalisée en un métal médiocre se brise continuellement pour peu que votre chiffon calibré se coince quelque peu dans le canon de l'arme. Les écouvillons et autres brosses ont une propension à l'usure qui est phénoménale. Bref la trousse d'entretien du FAMAS est bonne à jeter à la poubelle et l'on se demande bien comment elle a pu être homologuée.

    LES PORTE CHARGEURS

        La disposition adoptée sur les porte-chargeurs FAMAS permet à ceux-ci de présenter une moins importante protubérance sur le brelage que ceux du M16 par exemple. La position de tir au couché en est rendu plus confortable. Certains ne les aiment pas mais je pense qu'ils sont acceptables, bien sûr on peut toujours faire mieux.

    CEINTURON ET BRETELLE DE SUSPENSION

        Rien à dire à part signaler le fait que la partie arrière des bretelles s'adapte au ceinturon grâce à un système velcro et non à l'aide de crochets.

    GADGET "MANQUANT"

        Parmi les critiques adressées au FAMAS il y a le fait de l'absence d'un indicateur d'armement ainsi que d'un avertisseur de fin de chargeur.
        Ces deux dispositifs ne sont pas indispensables car si le possesseur d'une arme n'est pas capable de se souvenir si son arme est armée ou non il peut lui aussi changer de métier. Quant à l'avertisseur de fin de chargeur, dispositif qui consiste à maintenir la culasse ouverte lorsqu'un chargeur est vide, qu'apporte t'il de plus sinon des ennuis ?
        Lorsque vous pressez la détente de votre arme et qu'aucune percussion ne se produit, vous devez dans tout les cas de figure retirer le chargeur de l'arme. Par conséquent vous saurez si votre chargeur est vide ou si il s'agit d'un autre problème, donc vous n'avez aucune raison de vous en faire. Par contre dans la plupart des cas lorsque la culasse est maintenue ouverte et que vous retiriez votre chargeur directement celle-ci va se refermer brutalement risquant même d'endommager au passage votre chargeur à moins qu'à l'aide de votre autre main vous ne la maintenez en arrière. Autrement dit vous perdrez plus de temps.
        Une culasse qui reste ouverte absorbe toutes sorte de détritus, surtout par grand vent, lesquels en s'infiltrant dans le mécanisme de votre arme risquent de provoquer des incidents de tirs.

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