• Toute arme doit-être régulièrement entretenue si l’on veut conserver celle-ci en parfait état de fonctionnement. Une arme ne se nettoie pas de n’importe quelle manière. En effet l’utilisation incorrecte des produits solvants ou lubrifiants, des accessoires peut provoquer des dommages sur l’arme. Il est donc nécessaire de suivre parfaitement les recommandations qui suivent.

    INGREDIENTS A EMPLOYER

        Vous devez utiliser du Break-Free CLP ou l’ARDOX 397/2 afin de procéder au nettoyage des pièces. Dans le cas ou votre FAMAS serait très encrassé vous pouvez exceptionnellement employer du pétrole et uniquement pour les parties métalliques de l’arme. Recommandation très importante vous devez soigneusement essuyer les pièces avant de les huiler afin d’éviter l’oxydation si vous avez utilisé du pétrole.
        Il ne faut jamais utiliser de solvants chlorés (trichloréthylène) afin de ne pas détériorer les matières plastiques.
        En dehors du tir une arme non stockée doit-être lubrifiée (O 158 ou O 192).

    NETTOYAGE DES DIFFERENTES PARTIE DE L’ARME

        Le nettoyage de l’arme doit-être effectué aussi souvent qu’il est nécessaire et impérativement après chaque utilisation de l’arme dès que les circonstances le permettent.
        Le nettoyage doit être limité à l’enlèvement des poussières, de l’humidité, des encrassements et de la rouille superficielle. Il ne doit jamais être poussé au point d’amener une usure ou une déformation des pièces.
        L’usage de substance abrasive (toiles émeri, papier de verre) ou d’objets métalliques (lame de couteau ou tournevis) est formellement interdit.

    1)    Nettoyage du canon

    Le canon se nettoie à l’aide d’une baguette ou d’un lavoir à ficelle dans la fente desquels on introduit un carré de chiffon de dimension telle (3X3 cm de tissu fin) qu’il force modérément dans le canon.
        L’emploi de chiffons calibrés est nécessaire car un chiffon qui serait de dimension supérieure risque de rester coincé à l’intérieur du canon. L’effort entrepris afin de l’en retirer risque d’endommager voir de briser la baguette de nettoyage. Un chiffon de dimensions plus petites aura une action inefficace. Le chiffon doit sortir du canon après chaque passe. Introduire le lavoir par la bouche du canon pour que le chiffon ne s’accroche pas dans les cannelures. Si vous vous servez de la baquette à cinq brins veillez à visser à fond ceux-ci lors de son utilisation.
        Après quelque passes effectuées avec un chiffon sec et propre, la surface intérieure du canon doit-être lisse et brillante ; sinon continuer le nettoyage avec un chiffon imbibé d’huile.
        La chambre doit être nettoyée avec un écouvillon métallique en faisant un mouvement de va-et-vient et non un mouvement de rotation. Servez-vous d’un chiffon imbibé d’huile pour faire disparaître les crasses qui pourraient se trouver dans la chambre.

    2)    Nettoyage des autres pièces métalliques

    Il doit s’effectuer avec un chiffon sec et propre ou à l’aide de pétrole si les pièces sont très encrassées. En cas d’apparition de taches de rouille, les imbiber pendant un instant, puis frotter avec un chiffon huilé.

    3)    Nettoyage des pièces plastiques

    Utiliser un chiffon propre humecté d’eau.

    4)    Nettoyage du boîtier de mécanismes

    Si des débris métalliques ou des produits imbrûlés ont pénétré dans le boîtier de mécanismes nettoyez le mécanisme de détente avec un pinceau.

    5)    Protection

    Chaque nettoyage doit être une occasion de vérifier le bon état des pièces de l’arme et de déceler ainsi les bris, amorces de ruptures, usures anormales et autres détériorations : en particulier le percuteur et le levier amplificateur.
    Une fois l’arme nettoyée et son bon tat vérifié, il est nécessaire avant de la remonter, de lui assurer une protection contre la rouille.
    Toutes les pièces métalliques doivent être légèrement huilées après nettoyage. La protection du canon se fera en effectuant un seul passage avec un chiffon imbibé d’huile.

    CONDITION PARTICULIERES

    1)    Emploi de l’arme dans des conditions très basses de températures
    Il faut lubrifier légèrement l’arme avec de l’O 158.
    2)    Pluie prolongée ou immersion dans l’eau
    Vous devez tirer légèrement l’ensemble mobile vers l’arrière, égouttez ensuite la chambre et le canon.
    3)    Terrain boueux ou sablonneux
    La chambre doit-être nettoyée en priorité, puis le canon et le boîtier de mécanismes. La lubrification doit-être réduite au strict minimum, voir être supprimée dans des conditions exceptionnelles comme le désert car l’huile permet l’agglomération du sable.
    4)    Décontamination nucléaire
    Nettoyez au minimum l’extérieur de l’arme afin d’en retirer la poussière. Si cela est possible lavez entièrement et abondamment l’arme à l’eau savonneuse.
    5)    Décontamination chimique
    Décontaminez l’arme à l’aide du gant poudreur sur les parties souillées de l’arme. Dans la mesure où les délais vous le permettent, utiliser les solutions décontaminantes réglementaires (SCDM Mod F1 ou F2) ainsi que de l’eau savonneuse.

    RECAPITULATIF

        Le canon doit-être nettoyé avant et après le tir avec : baguette, chiffon calibré, écouvillon laiton et nylon, Break Free CPL,  ARDOX 397/2, O 158, O 192 ou pétrole.
        La chambre doit-être nettoyée après le tir avec : écouvillon de chambre, BF CPL, ARDOX 397/2 ou pétrole, chiffon, lubrifiant O 158, O 192.
        Les autres pièces métalliques doivent-être nettoyées après tir avec : chiffon sec, huile O 158, O 192.
        Les matières plastiques doivent-être nettoyées après tir avec : chiffon humecté d’eau.
        La tête amovible doit-être nettoyée une fois par semaine si il y a eu tir avec : BF CPL, ARDOX 397/2 ou pétrole, lubrifiant O 158.
    Note : la nomenclature des huiles, lubrifiants et autres est la nomenclature militaire. La nomenclature des produits du commerce est surement différente.

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  • ETUDE DES OPERATIONS ELEMENTAIRES

    OBTURATION

    Organisation générale :

        Le FAMAS fonctionne selon le principe du système à culasse non calée à levier amplificateur d’inertie appelé aussi à ouverture retardée.
        L’on retrouve l’emploi de ce système sur de nombreux fusils-mitrailleur comme l’AA 52 ainsi que sur la gamme HK, comme le G3 ou l’HK 33 par exemple.
        L’avantage de ce système est qu’il n’est pas nécessaire de disposer sur l’arme d’un régulateur de gaz comme sur les armes à emprunt de gaz. Régulateur généralement à trois positions et que l’on fait varier en fonction du type de munitions employées ou en fonction de l’encrassement de l’arme.
    Les pièces qui entrent en jeu dans ce système de fonctionnement sont :
    ·    La culasse
    ·    Le levier amplificateur d’inertie
    ·    La masse additionnelle
    ·    Le coin d’appui porté par la boîte de culasse
    Le système moteur comporte deux mouvements :
    ·    Un mouvement arrière, action directe de la veine gazeuse sur la culasse.
    ·    Un mouvement avant, décompression du ressort récupérateur.

    Opérations élémentaires : schéma 1 et 2

    SCHEMA 1

    SCHEMA 2

    1)    Mouvement arrière (ouverture)

    Au départ du coup, la culasse et la masse additionnelle se trouvent en position avant et le percuteur a été frappé par le marteau.
    L’expansion de l’étui assure l’étanchéité.
    Le mouvement arrière comporte deux phases distinctes :
    ·    Première phase dite du « temps de sécurité à l’ouverture »
    La culasse mobile transmet à la masse additionnelle par l’intermédiaire du levier amplificateur d’inertie l’énergie qu’elle a reçue. Celui-ci effectue un mouvement de rotation de 45° entraînant par la même un mouvement de recul de la masse additionnelle à une vitesse 3,6 fois supérieure à la sienne. Durant le mouvement de rotation le retrait du percuteur s’effectue et l’extraction se produit.
    Pendant toute la durée du trajet de la balle à l’intérieur du canon la culasse se trouve en position avant, jusqu’au moment où le levier finit sa rotation.
    ·    Deuxième phase
    Une fois que le levier a achevé sa rotation, chacune des pièces composant l’ensemble mobile reculent à la même vitesse. L’étui s’éjecte, le marteau se réarme et la gâchette automatique l’accroche. Le ressort récupérateur se comprime durant l’entière phase du mouvement arrière. Une fois que la culasse a reculé au-delà de la cage chargeur une nouvelle cartouche peut se présenter. En fin de course arrière l’ensemble mobile dissipe son surplus d’énergie sur l’amortisseur qu’il comprime sur une course de 25 mm.
    2)    Mouvement avant (fermeture)
    Le ressort récupérateur en se décompressant produit le mouvement avant. Ce mouvement est limité vers l’avant soit par le contact d’une nouvelle cartouche sur le cône d’appui de la chambre soit par le contact de la masse additionnelle avec la boîte de culasse dans le cas où aucune cartouche n’est introduite.
    Si une cartouche est introduite durant le mouvement avant, lors de la fermeture de la culasse la griffe de l’extracteur s’engage dans la gorge de l’étui et l’éjecteur se compresse.
    Le retour du levier amplificateur d’inertie dans sa position initiale c'est-à-dire en position verticale et dont la masse additionnelle passe sur la partie supérieur de ses bras supérieurs marque la fermeture complète de l’ensemble mobile. La fermeture est dite « complète » si le levier d’armement a franchi l’arrêt du levier d’armement.

    ALIMENTATION

    Chargement

    Approvisionnement :
    Effectué par l’introduction du chargeur garni.
    Transport :
    La décompression du ressort élévateur qui entraîne vers le haut la planchette élévatrice permet le déplacement des munitions à l’intérieur du chargeur.
    Distribution :
        Deux demi-transports permettent d’assurer la distribution des cartouches. Le premier s’effectue lors de la fermeture de l’ensemble mobile (mouvement avant) et le second lors de l’ouverture (mouvement arrière). La fausse cartouche qui est constitué par la planchette élévatrice du chargeur ainsi que par sa lèvre gauche permet le guidage de la dernière cartouche.
    Présentation :
        Les cartouches sont placées à l’intérieur  du chargeur en deux piles imbriquées.
    Introduction :
        Pendant le second demi-transport la cartouche qui fait saillie est saisie par la culasse qui la propulse dans la chambre.

    Evacuation de l’étui

    Extraction :
        L’extracteur se saisit de l’étui afin de retirer celui-ci de la chambre. La place qu’occupe l’extracteur dans la cuvette de tir sert à orienter le sens de l’éjection en fonction de la configuration adoptée (gaucher ou droitier) sur l’arme.
    Ejection :
        L’éjecteur à pompe occupe la même position quelque soit le sens de l’éjection car il est placé dans le plan de symétrie de la culasse. L’étui pivote autour de l’extracteur qui le maintient sur son côté puis étant poussé par l’éjecteur, il jaillit à l’extérieur de l’arme par la fenêtre d’éjection qui n’a pas été obturée.

    MISE A FEU

    Organisation générale

    Percussion :
    Percussion centrale, percuteur et masse percutante indépendante
    Détente :
        Organisé en vue de permettre le tir mixte (auto et semi-auto)
    Pièces en jeu :

    1)    Mécanisme de percussion

    ·    Percuteur
    ·    Masse percutante
    ·    Ressort de percussion

    2)    Mécanisme de détente
    Sur le fût ; le pontet avec :
    ·    Le sélecteur de tir et son levier
    ·    La détente

    Dans le boîtier de mécanisme :

    ·    La gâchette automatique
    ·    La gâchette commandée
    ·    L’entraineur de gâchette commandée
    ·    La tringle de liaison transmet l’action entre la détente et les gâchettes

    Opérations élémentaires
    Mécanisme de percussion :
    1)    L’armé est effectué par l’intermédiaire de l’ensemble mobile, par action du tireur sur le levier d’armement en ce qui concerne le premier coup puis automatiquement pendant le déroulement du tir.
    2)    Le marteau est accroché à son cran d’armé :
    o    Par la gâchette commandée lors du départ du coup.
    o    Par la gâchette automatique lors du départ en rafale ; après le départ du premier coup
    3)    Le cran de retrait qui est porté par le levier amplificateur d’inertie assure le retrait du percuteur. Bien que la culasse n’ait pratiquement pas bougé immédiatement après le départ du coup le mouvement de rotation du levier amplificateur repousse le percuteur.

    Mécanisme de détente :
        Les rôles joués par les mécanismes de détente sont :
    ·    D’accrocher et de maintenir accroché en position armé le marteau (gâchette commandée)
    ·    D’accrocher le marteau après chaque coup et de l’abandonner, automatiquement ou non, pour le départ du coup suivant (gâchette automatique)

    Fonctionnement en coup par coup
        Le sélecteur de tir se trouve sur la position « 1 ».
    1)    Position des pièces au départ du coup :
    Le marteau est accroché par son cran d’armé à la gâchette commandée, la compression du ressort de percussion est effective.
    2)    Action du tireur sur la détente
    Le jeu de la détente est rattrapé par le tireur. La tringle de liaison entraîne en rotation. L’entraîneur de gâchette commandée et la gâchette commandée libère le marteau si le tireur poursuit son action. (Schéma 3)

    SCHEMA 3

    Celui-ci sous l’action du ressort de percussion pivote violemment autour de son axe et vient frapper le percuteur qui provoque le départ du coup.
    L’armement du marteau est réalisé pendant le mouvement arrière de l’ensemble mobile et à fond de course le marteau s’accroche sur la gâchette automatique. (Schéma 4)

    SCHEMA 4

    3)    Le coup part
    L’ensemble mobile recule, le levier amplificateur tourne.
    Au début du mouvement avant le marteau est accroché par la gâchette automatique.
    Le ressort de percussion est comprimé par l’ensemble mobile qui rabat le marteau.
    L’ensemble mobile effectue son mouvement avant.
    Le marteau repart vers l’avant et est accroché par la gâchette automatique (sécurité à la fermeture).
    L’ensemble mobile est en position avant.
    Le décrochage du marteau est provoqué lors de la fin du mouvement avant de la masse additionnelle par l’appui du bec inférieur gauche du levier amplificateur d’inertie sur la commande de gâchette automatique. (Schéma 5)

    SCHEMA 5

    A ce moment-là le marteau vient s’accrocher sur la gâchette commandée et le tir s’arrête.
    4)    Le tireur relâche la détente
    L’interruption de l’action du doigt sur la détente entraîne le décrochage de l’entraîneur de gâchette commandée celle-ci assurant toujours le crochetage du marteau en position prête au tir. (Schéma 6)

    SCHEMA 6


    FONCTIONNEMENT EN TIR AUTOMATIQUE, RAFALE LIBRE

        Le sélecteur de tir est sur « R »
        Le fonctionnement est identique à celui du tir au coup par coup exception faite que la course de l’entraîneur de gâchette commandée étant plus longue en position rafale (schéma 7) le marteau ne peut plus s’accrocher sur la gâchette automatique. Lorsque le tireur interrompt l’action de son doigt sur la détente le tir cesse, la gâchette commandée peut donc se mettre en position d’accrochage coup par coup.

    SCHEMA 7


    SECURITE DE L’ARME

        C’est le levier amplificateur d’inertie qui assure toutes les sécurités (schéma 8)

    SCHEMA 8


    SECURITE A LA FERMETURE

        Le levier amplificateur d’inertie ne peut pas appuyer sur la commande de gâchette automatique et donc libérer le marteau s’il n’a pas achevé sa rotation du fait que la masse additionnelle ne soit pas revenue en position avant.

    SECURITE A LA PERCUSSION

        Pendant le mouvement avant le corps du levier amplificateur d’inertie qui n’a pas fini sa rotation bloque le percuteur empêchant celui-ci de faire saillie dans la cuvette de tir.

    SECURITE A L’OUVERTURE

        Voir obturation, mouvement arrière.
        Si l’utilisateur au cours d’un remontage oublie le levier amplificateur, la gâchette automatique ne peut s’effacer, le départ du coup ne peut avoir lieu car le marteau reste accroché sur la gâchette automatique.

    SURETE

        Lorsque le sélecteur de tir se trouve en position « s ».
        La détente bute sur le gradin supérieur du sélecteur et la gâchette commandée ne peut donc pas être actionnée. La sûreté est donc la conséquence directe du blocage de la détente.

    SYNTHESE DE FONCTIONNEMENT

    Position des pièces au départ du coup
    ·    L’ensemble mobile est en position avant
    ·    Le ressort récupérateur est décomprimé
    ·    La cartouche suivante est en place sous la culasse
    ·    L’extracteur est en prise dans la gorge de l’étui
    ·    Le marteau est en position avant
    ·    Le percuteur fait saillie dans la cuvette de tir
    ·    La détente est actionnée, la gâchette commandée est en position avant poussée par la tringle de liaison

    Mouvement arrière des pièces mobiles
    ·    Premiers temps du mouvement
    ·    Rotation du levier amplificateur d’inertie
    ·    Retrait du percuteur
    ·    Recul de la masse additionnelle
    ·    Deuxième temps du mouvement
    ·    Ouverture
    ·    Extraction
    ·    Rotation du marteau, compression du ressort de percussion.
    ·    Ejection
    ·    Deuxième demi-transport d’une deuxième cartouche-présentation
    ·    Contact de l’ensemble mobile avec l’amortisseur

    Mouvement avant des pièces mobiles
    Décompression du ressort-récupérateur
    ·    Premier temps du mouvement
    ·    Introduction
    ·    Premier demi-transport d’une troisième cartouche
    ·    Fermeture
    ·    Accrochage du marteau par la gâchette automatique
    ·    Deuxième temps du mouvement
    ·    Rotation du levier amplificateur d’inertie
    ·    Accrochage du marteau par la gâchette commandée

    Départ d’un nouveau coup ou d’une nouvelle rafale
    Relâchement de la queue de détente
    ·    La gâchette commandée reprend sa position initiale
    Nouvelle action du doigt sur la queue de détente
    ·    Décrochage du marteau
    ·    Percussion

    FONCTIONNEMENT DU LIMITEUR DE RAFALE

        Lorsque le limiteur est enclenché (position « 3 ») et que le doigt est appuyé sur la détente, à chaque rotation arrière du marteau, la tige de marteau entraîne en rotation le levier de manœuvre du limiteur qui grâce à son cliquet « d’entraînement » fait réaliser à la roue à rochet une rotation correspondante au comptage d’un coup. (Schéma 9)

    SCHEMA 9

        Un cliquet dit « de retenue » s’engage alors dans la roue opposée et empêche la roue à rochet de revenir à la position repos. (Schéma 10)

    SCHEMA 10

        Un coup est compté.
        Quand le marteau effectue la course de percussion, sa tige libère le levier repos qui revient à  sa position en appui sur le moyeu de la roue à rochet. (Schéma 11)

    SCHEMA 11

        Le comptage des 2 coups suivants s’effectue de cette façon et le fonctionnement du mécanisme de détente pendant les deux premiers coups est identique au fonctionnement en automatique.
        Au troisième coup, la gâchette de limiteur arrête le marteau à fond de course arrière en le crochetant sur le cran inférieur du marteau. (Schéma 12) Ce crochetage est provoqué par la rotation de la came de roue à rochet qui permet au 3ème coup le basculement de la gâchette de limiteur.

    SCHEMA 12

        Le tir s’arrête et c’est l’interruption du doigt sur la détente qui entraîne le décrochage de la gâchette de limiteur en 2 temps :
    1)    Effacement des cliquets « d’entraînement » et de « retenue » par rotation du décliqueteur mis en mouvement par la course en translation arrière de la tringle de liaison. (Schéma 13)

    SCHEMA 13

    2)    Retour à la position repos de la roue à rochet sous l’action de son ressort ce qui permet par rotation de la came le retour en position normale de la gâchette de limiteur.

    LE BOITIER DE MECANISMES

    LE LIMITEUR DE RAFALE


    Le marteau peut alors s’accrocher sur la gâchette commandée.

    DESIGNATION DES PIECES REPEREES SUR LES DIFFERENTS SCHEMAS

    1)    BUTEE DE MARTEAU
    2)    RESSORT DE PERCUSSION
    3)    TIGE DE MARTEAU
    4)    MARTEAU
    5)    GACHETTE AUTOMATIQUE
    6)    TIGE GUIDE DE RESSORT DE GACHETTE
    7)    COMMANDE DE GACHETTE AUTOMATIQUE
    8)    BOITE DE MECANISMES
    9)    BOITE DE CULASSE
    10)    LEVIER AMPLIFICATEUR D’INERTIE
    11)    GACHETTE COMMANDEE
    12)    LUMIERE DE GACHETTE COMMANDEE
    13)    ENTRAINEUR DE GACHETTE COMMANDEE
    14)    TRINGLE DE LIAISON
    15)    TENON AVANT DE TRINGLE DE LIAISON
    16)    TENON ARRIERE DE TRINGLE DE LIAISON
    17)    SELECTEUR DE TIR
    18)    ROUE A ROCHET
    19)    LEVIER DE MANŒUVRE DU LIMITEUR
    20)    CLIQUET DE RETENUE
    21)    CLIQUET D’ENTRAINEMENT
    22)    GACHETTE DE LIMITEUR
    23)    DECLIQUETEUR
    24)    CHARIOT DE DEBRAYAGE
    25)    BOUTON DE LIMITEUR DE RAFALE
    26)    BONHOMME DE RESSORT DE DECLIQUETEUR
    27)    RESSORT DE RAPPEL DE TRINGLE DE LIAISON
    28)    DETENTE
    29)    PION D’ARRET DE ROUE A ROCHET

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  •     Le FAMAS permet d'effectuer aussi bien des tirs à balles que des tirs de grenades. Le FAMAS est plus particulièrement destiné à prendre en compte un adversaire à découvert ou faiblement protégé. Les manuels militaires nous précisent que les conditions d'emploi de l'arme sont identiques à celles du fusil, du pistolet-mitrailleur et du fusil-mitrailleur. Si nous ne remettons pas en cause l'emploi en tant que fusil et PM. Nous contestons fortement le fait que le FAMAS puisse remplacer un FM. La munition de 5,56 mm n'est pas assez puissante pour prendre en compte des objectifs protégés, le canon du FAMAS n'est pas assez étoffé pour résister à des cadences de tir telles que celles auxquelles sont soumises les FM. De plus son chargeur de 25 cartouches ne lui permet pas de pouvoir rivaliser même de loin avec un FM. L'armée française n'a d'ailleurs toujours pas mis au rebut la vieille AA-52 (et ses déscendant) et elle a toujours sa place au sein des groupes de combat de l'infanterie.

    LE TIR A BALLES

        En ce qui concerne le tir à balles nous disposons avec le FAMAS  de trois possibilités :
    - Le tir au coup par coup (semi-automatique)
    - Le tir par rafales libres (automatique)
    - Le tir par rafales de 3 cartouches (automatique)
        Le choix du mode de tir est fonction de plusieurs critères :
    - La distance de l'objectif
    - L'effet à obtenir ; neutralisation ou destruction
    - La nature et les caractéristiques de l'objectif
    - Les conditions d'ouverture de feu ; tir au poser ou tir réflexe

    LE TIR SEMI-AUTOMATIQUE

        Tirer en semi-auto est généralement destiné à effectuer des tirs à tuer en vue de détruire l'adversaire. Le plus souvent ces tirs sont exécutés dans la position du tir poser, jusqu'à une distance n'excédent pas 300 m, l'emploi du bipied étant vivement recommandé, en cas d'impossibilité un appui naturel s'impose.
        Exceptionnellement le tir au coup par coup peut-être employé pour neutraliser par un tir réflexe soit au juger (0 à 30 m) soit au jeter (jusqu'à 50 m). Le tir devant être immédiatement doublé.
        Vouloir uniquement neutraliser un adversaire par un tir réflexe relève bien entendu de l'exploit impossible. Le combattant ayant été entraîné à tirer sur la partie la plus volumineuse du corps à savoir le buste dans le cadre du tir réflexe, il y a de fortes probabilités pour que l'adversaire soit plutôt "détruit" que "neutralisé".
        Le type de situation sans lequel ce genre de tir peut-être effectué se rencontre surtout dans le cas de sentinelles ou de gardes. Un soldat sur le terrain aura mis son arme en mode automatique.

    LE TIR AUTOMATIQUE

        Le FAMAS permet donc le tir en rafales libres et le tir en rafales de trois coups. Personnellement nous sommes totalement opposé à l'emploi d'un limiteur de rafales. Notons que cet emploi n'est pas la panacée du FAMAS mais qu'actuellement de plus en plus l'on voit fleurir les limiteurs de rafales sur les armes modernes. L'armée US l'ayant même imposé sur le M16 A2 de telle manière que les rafales libres ne sont plus possibles, tout du moins sur la version US ARMY. Un limiteur n'apporte absolument aucun avantage au tireur.
        Les histoires du tireur qui paniquant vide son chargeur aux quatres vents ne sont que foutaises de même que le fait de vouloir limiter la consommation en munitions et contribuer à améliorer la précision du tir grâce à ce système. Un tireur bien entraîné est capable d'effectuer des tirs par courtes rafales de 3 à 5 coups. Tous les tireurs sont en mesure de le faire il n'est pas nécessaire et obligatoire d'appartenir, comme on peut trop souvent le lire et l'entendre, à une unité d'élite pour cela. Le limiteur de rafales introduit une contrainte intolérable chez l'utilisateur, celui-ci doit-être à même de disposer de toute la puissance de son arme s'il le désire et non pas de devoir passer son temps à tripoter des sélecteurs de tirs divers.
        Plus l'on a de pièces sur une arme et plus l'on fragilise celle-ci alors de grâce supprimez-nous les limiteurs de rafales.
        Le tir par rafales s'emploie pour détruire un adversaire à découvert ou en mouvement. La position au poser est employée prioritairement pour les distances allant jusqu'à 300 m. En cas de mauvaise visibilité, de combat rapproché ou de rencontre surprise les positions de tir au jeter ou au juger sont employées. Les courtes rafales ayant la préférence dans ce type de d'utilisation.
        La neutralisation d'un objectif protégé ou étendu exige le tir au poser par rafales toujours jusqu'à une distance de 300 mètres.

    LE TIR DE GRENADES

        L'emploi de l'arme est fonction de la nature et de la distance de l'objectif.
        La grenade antichar s'utilise en tir tendu jusqu'à 100 mètres.
        La grenade mixte (antipersonnel/antivéhicule) s'emploi en tir tendu jusqu'à 100 mètres.
        Les grenades antipersonnel et mixte sont utilisées en tir verticale (courbe) de 60 à 360 mètres.

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